Chers lecteurs tout d'abord merci à tous pour vos messages de soutien, merci de vos témoignages de solidarité envers la différence. Il est vrai que ces derniers temps je n'ai pas trouvé la force de vous répondre. C'est pourquoi j'ai décidé dans les quelques lignes qui suivent de vous expliquer ce qui avait bouleversé ma vie et les raisons pour lesquelles, je vous ai pas répondu, en espérant que vous ne m'en voudrez pas. Aujourd'hui chers amis,, je vais mieux, en effet après un an de rééducation je marche avec mes cannes certes uniquement sur des endroits plats. Petit à petit je retrouve mon autonomie et je suis bien décidé à mener le combat jusqu'au bout. De quel droit suis-je comme cela et pas comme vous? Faut-il en rendre responsable les médecins, la fatalité, la divine providence ou mes parents?
Si je suis une sorte de produit défectueux de l'espèce humaine ai-je le droit de vivre? Question qui n'est pas si théorique quand on sait qu'il a existé des régimes politiques qui ont appliqué ce qu’il nommait la sélection naturelle et qui ont procédé à l'élimination des handicapés.
Question qui reste d'actualité si on la reformule ainsi: si il avait été possible de prévoir mon état alors que je n’étais. qu'un fœtus avait-on le droit de m'empêcher de naître?
Autans de questions qui ont hanté mon esprit pendant plusieurs années jusqu’à ce que je comprenne qu’il n’y avait probablement pas de réponse à ces interrogations, mais en aurait il une ce sentiment de colère et injustice qui me ronge ne m’aiderait pas à être en paix avec moi même.. Alors il fallu trouver un sens à cette vie tronquée. C’est pourquoi j’ai décidé de faire de ce destin un défit perpétuelle en repoussant les limites posées par l’handicap .J’apprend à me réjouir des petites victoires à trouver le bonheur là où il est Je fait donc de cette invalidité une force et parvient même à faire oublier mon infirmité aux personnes qui m’entourent
Merci à ces amis qui m'ont choisi pour ce que je suis et non par pitié, qui s'autorisent à me charrier lorsque la circonstance le justifie. Le meilleur , c'est lorsque on oublie que je suis handicapée et que on me propose de faire une randonnée, ou d'aller à la patinoire avant de se mordre les doigts.
Ce que je souhaiterais faire comprendre à certains valides qui nous regardent comme une anomalie c'est que nous avons les mêmes désirs, des envies identiques aux leurs. Nous sommes parfois très heureux, et, oublions l'espace d'un instant nôtre handicap avant que leurs yeux nous tombent dessus et nous renvoient à la situation de " pauvre handicapés";
M a vie vie devient comme un jeu entre ce corps défaillant et les objectif que j’entend donner à cette existence .jusqu’à pressens il me semble avoir plutôt réussi En effet il me semble avoir une certaine harmonie entre cette esprit libre et ce corps brisé . Mais à ce jour les règles de la partie sont toutes autres .Aujourd’Hui je doit regagner une liberté que j’avais mise des années à obtenir et grâce à laquelle ce compromis avait pu voir le jour. Alors les sentiments de colère et injustice resurgissent Mais en ce moment la situation n’était pas comme d’habitude. IL est Vrai que J’ai déjà perdu espoir et que je me suis avouée vaincue. Mais j’ais toujours trouver l’énergie pour refaire surface.
Pourtant je sens bien quand ce moment je ne veux plus mener le combat peu ête car rmamone qui me transmettait cette énergie est partie trop vite trop brutalement au moment ou j’avais’ besoin de cet amour qui sauve toi que j’ais aimer plus que tout, toi qui ma toujours outenue et qui me paressait immortelle. A alors ce soirs je n’en peu plus je suis lasse fatiguer de mener la bataille, de ne pas pleurer , car comme tu le disait « il faut pas pleure ma chérie t u droit -être forte et aller au bout de tes rêves » seulement aujourd'hui j'en ai assez de me torturer en me demandant si oui ou non je retrouverai cette autonomie, si ses efforts ne seront pas vain En outre j’ai peur de la déception qui découlerait d’un échec et qui bouleverserait le fondement sur le quel j’ai construit ma liberté . Peut-être que je devrais accepter mon état et, me résigner à cette cage roulante. Alors ce soir je n’en peux plus, ma tête va exploser à cause de ce sentiment de peur de l'échec et de l'envie de ne pas s'avouer vaincu. C'est pourquoi je cherche un refuge, un moment de répit, je commence à boire un verre puis deux et ce jusqu'à ce que l'angoisse me passe. Ensuite je vais me coucher en me disant que tout ira mieux demain, pourtant le lendemain les problèmes sont toujours les mêmes riens n'a changé et en plus, je me déteste en effet je ne me reconnais pas. Moi qui apparaissais aux yeux de tous si forte, je deviens lâche, alors je me jure que je vais affronter le combat et qu'un jour je serai comme avant

Commentaires
Bisous ma grande.
Lesly Citer
je tadore Aesna Citer
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