La peine de naître ? Le blog d'Eva Paul

La peine de naître ?

Eva Paul

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un prof handicapé cela pose problème?

Une nouvelle preuve de discrimination.

Chers amis, comme vous le savez, j'ai dû renoncer pour des raisons que vous connaissez (inaccessibilité des tribunaux,) à mon profond désir d'exercer la profession d'avocat. C'est pourquoi et après mûre réflexion que j'ai décidée de me reconvertir dans le métier de l'enseignement . En effet ayant toujours eu besoin de contacts avec les autres et, aimant particulièrement le contact et le partage avec les enfants je me suis dit que ce métier me correspondrait parfaitement.

loi du11février 2005

 

C’est au 1er janvier 2015 que l’ensemble des établissements voués à accueillir du public devra avoir mis l’ensemble de leurs installations aux normes handicapé. Cela se traduit par de nombreux points qui vont bien au-delà de la simple rampe d’accès, même si celle-ci fait aujourd’hui partie des éléments les plus visibles.


L’obligation d’aménagement des locaux

Ceux qui pensent que la seule obligation en matière d’accessibilité handicapé se limite à une rampe d’accès et aux largeurs de portes pour laisser passer un fauteuil roulant sont bien loin du compte concernant les immeubles accueillant du public. Cela est également particulièrement réductif dans la détermination des handicaps.

Alors que l’obligation de mise aux normes est fixée au 1er janvier 2015 et les diagnostics d’accessibilité d’ores et déjà établis, c’est donc bel et bien dans une phase de planification des travaux ou de leur réalisation que sont entrés aujourd’hui tous les établissements concernés. Ceux-ci prennent en effet en compte tous les handicaps, sans exception, que ce soit concernant les déficiences visuelles, motrices, auditives ou encore mentales (pour en savoir plus sur les différentes définitions du handicap, consultez notre publication sur la notion du handicap).

Les différents travaux d’accessibilité

Ces travaux d’accessibilité handicapé portent notamment sur la facilité de repérage des différents espaces, aidant ainsi aux déplacements. Une attention toute particulière est notamment portée aux revêtements. Ceux-ci doivent présenter un contraste, que ce soit visuel ou tactile, tout en n’affichant aucun danger.

Chaque établissement est par la suite libre d’organiser chaque espace en fonction des habitudes des résidents et des différents handicaps. Pour certains, ce sera par exemple la mise en place de signalétiques sensorielles ou de bandes de guidage. Il en va de même dans les escaliers avec l’installation de mains courantes ou de contremarches.

Les couleurs jouent également une place importante en permettant un meilleur repérage, à la fois perceptible par le plus grand nombre et facilement assimilable dans sa compréhension, aidant ainsi à se situer dans l’espace.

Reste alors trois ans pour tester dans tous les établissements la réalité de ces installations et leur efficacité dans la simplification des déplacements pour toutes les personnes handicapées.


merci les enfants

Boujour à tous

Vous aussi vous me manquez beaucoup j'ai hâre de lire vôtre article. Je vous embrasse très fort

parler du handicap à l'école

Apprendre à connaître la  différence .

 

 

Hier après-midi, j'ai eu l'immense plaisir de faire la connaissance des élèves du CM2A de l'école Jules ferry de MONTMORENCY. En effet, ces derniers ont fait l'immense honneur de m'inviter pour répondre à une interview sur le handicap. J'ai été impressionné par la qualité et la pertinence de leurs questions et je les en remercie sincèrement ainsi que leur maîtresse pour le travail fourni.

LES PLAISIRS DE LAVIE

Tout le monde à droit au plaisir de la vie

 

Depuis le 14 septembre dernier, l’association CH(s)OSE et le magazine Faire Face appellent à la signature d’un manifeste pour l’assistance sexuelle des handicapés. Le texte soutient la mise en place du poste d’assistant sexuel, afin d’aider les personnes souffrant de handicap à jouir pleinement d’un droit à la sexualité. La juriste et essayiste Marcela Iacub, auteure de plusieurs ouvrages sur la sexualité et la bioéthique, revient sur cette proposition choc et son rapport à la prostitution.

 Dessin publié sur le blog

 

Dessin publié sur le blog "Faire Face" © Baudry

 

 

 

La prise en compte de la sexualité des personnes handicapées et le droit à la maîtrise de leur corps sont des causes entendues. Mais faut-il aller, selon vous, jusqu’à la création d’assistants sexuels ?

Cette initiative est très importante et je crois qu’elle devrait être appuyée dans l’absolu. Mais il ne faut pas se voiler la face. Elle se heurte à des obstacles insurmontables. Elle est en parfaite contradiction avec la manière dont notre société et nos lois perçoivent la prostitution.

Le manifeste précise qu’il ne s’agit pas de prostitution, mais comment ne pas assimiler l’assistanat sexuel au commerce de la chair lorsqu’il est dit que  "l’assistant, homme ou femme, aurait pour rôle de répondre à un besoin d’apprentissage et de découverte de l’intimité, mais aussi de prodiguer, dans le respect, une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle" ? Changer un nom suffit-il à changer une réalité ?

Bien sûr que c’est de la prostitution. En France, on s’apprête à pénaliser le client des personnes prostituées. C’est pourquoi il me semble que tant que les questions plus générales de l’achat des services sexuels et du statut de la prostitution ne seront pas réglées, il n’est pas envisageable de créer des assistants sexuels pour les personnes handicapées. Ceux qui pensent obtenir ces mesures sans lutter dans le même temps pour changer le statut de la prostitution dans notre société se trompent.

La mise en place d’une telle mesure, très largement inspirée des Pays-Bas, ne répond-elle pas aux besoins hédonistes de la société contemporaine où tout se vit sur le mode du plaisir personnel ? Cela ne pose-t-il pas des problèmes d’éthique ?

À mon avis, ce qui pose problème, c’est que beaucoup de gens ne pensent pas à leur plaisir personnel. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir, comme si cette vie était l’enfer d’un autre. Ce qui n’est pas éthique en soi, c’est de manquer de respect à la vie et de ne pas chercher de plaisir.

Une nouvelle fois l'État condamné pour inaccessibilité des tribunaux.

                Une avocate handicapée obtient gain de cause sur l'accessibilité des tribunaux.

 

Le conseil d'État donne partiellement raison à Marianne BLEITRACH , contrainte de se déplacer en fauteuil roulant, qui poursuivait l'État en raison de l'absence ou de l'insuffisance des aménagements permettant aux handicapés l'accès aux tribunaux . Dans une décision du 22 octobre dernier le conseil d'État a considéré que la responsabilité de l'État était engagée et à ne se fait allouer à l'avocate la somme de 20 000 euros en réparation « d'un préjudice anormal ».

 

Voici aujourd'hui la deuxième fois que l'État voit engager sa responsabilité pour non-respect de l'accessibilité des lieux publics comme le prévoit la loi du 11 février 2005, en effet cette dernière stipule que d'ici 2015 tous les lieux destinés à accueillir du public devront prévoir un accès accessible au fauteuil roulant.

Comment peut-on demander aux établissements de respecter cette si l a justice elle-même consacre la justice ! !

 

Le début de l'acessessibilité pou tous

oct.
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L'avocat handicapé et l'accessibilité du tribunal.

 

 

 

Une personne exerçant la profession d'avocat est atteinte d'un handicap moteur qui s'est aggravé à la suite d'un accident. Elle se trouve depuis lors dans l'incapacité de monter les escaliers de façon autonome et doit se déplacer le plus souvent en fauteuil roulant. L'intéressée s'est plainte de l'absence ou de l'insuffisance des aménagements permettant l'accès des personnes handicapées à certains tribunaux où elle est appelée à travailler. Elle a demandé réparation à l'Etat des préjudices que lui a causés, selon elle, le défaut d'adaptation de ces bâtiments.

 

Cette personne s'est tournée vers le juge administratif pour obtenir réparation. Partant du constat que la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 avait posé l'obligation d'aménager les établissements existants recevant du public - comme les palais de justice - pour permettre l'accès et la circulation des personnes handicapées, elle critiquait le fait qu'un délai de 10 ans avait été ménagé pour assurer la mise en conformité des bâtiments. Elle soutenait d'abord que ce délai méconnaissait les engagements européens de la France, notamment la directive 2000/78/CE du 27 novembre 2000 de la Communauté européenne. Elle considérait ensuite qu'il constituait une faute de l'Etat et que, même en l'absence de faute, il avait entraîné à son détriment une rupture d'égalité devant les charges publiques.

 

Le tribunal administratif de Lille, puis la cour administrative d'appel de Douai avaient rejeté ses demandes. Un pourvoi en cassation avait alors été introduit devant le Conseil d'Etat, qui a statué sur cette affaire dans sa formation la plus solennelle, l'Assemblée du contentieux.

 

Le Conseil d'Etat a d'abord écarté la responsabilité de l'Etat sur le terrain de la contrariété alléguée de la loi française au droit européen. Il a considéré que la loi avait pu à bon droit fixer un délai de mise en conformité des bâtiments et que la durée de 10 ans qui avait été retenue était compatible avec la directive du 27 novembre 2000. Il a avancé plusieurs raisons pouvant justifier cette durée : l'importance du patrimoine immobilier judiciaire ; le grand nombre et la diversité des édifices répartis sur l'ensemble du territoire national ; les contraintes spécifiques découlant de ce qu'une partie des bâtiments est ancienne et de ce que certains sont soumis à la réglementation sur les monuments historiques ; le volume des engagements financiers nécessaires pour réaliser l'accessibilité de ces bâtiments aux personnes à mobilité réduite.

 

Le Conseil d'Etat a ensuite écarté l'existence d'une faute de l'Etat. Tout en relevant la lenteur des progrès réalisés jusqu'à présent, il a noté que l'Etat avait engagé depuis plusieurs années un programme visant à mettre progressivement aux normes d'accessibilité aux personnes handicapées l'ensemble des bâtiments du patrimoine immobilier judiciaire. Ainsi, dans le ressort où exerce la requérante, le ministère de la justice s'est efforcé de remédier à ces difficultés par la réalisation progressive d'opérations spécifiques auxquelles est consacré un effort financier notable. Le Conseil d'Etat a par ailleurs remarqué qu'en l'espèce, les autorités judiciaires se sont efforcées, au-delà de l'adaptation du seul cadre bâti, de faciliter dans la mesure du possible l'accès de la requérante aux lieux d'exercice de sa profession, soit en réalisant des aménagements ponctuels, soit en mettant à sa disposition l'aide de personnel d'accueil et de sécurité des juridictions, soit encore en déplaçant le lieu de l'audience pour lui permettre d'y participer.

 

Le Conseil d'Etat a cependant considéré que, même en l'absence de faute, la responsabilité de l'Etat se trouvait engagée du fait d'une rupture de l'égalité devant les charges publiques. Il a jugé que les conditions de l'étalement dans le temps des aménagements visant à rendre les locaux des palais de justice accessibles aux personnes handicapées créent un préjudice anormal pour une personne comme l'avocate requérante, amenée à fréquenter régulièrement ces lieux. Malgré les mesures palliatives existantes, un tel préjudice ne peut être regardé comme une charge incombant normalement à une personne handicapée devant accéder à un palais de justice pour y exercer sa profession d'avocat. En conséquence, le Conseil d'Etat a accordé à la requérante une somme de 20 000 euros en réparation du préjudice moral résultant des troubles de toute nature causés par les conditions d'exercice de sa profession.

 

Conseil d'État, Assemblée du contentieux,

22 octobre 2010, Mme B., n° 301572


preuvre de dicrimination

Bonjour à tous.

Ce dont je vais vous parler fera écho à l'article que j'ai pu écrire qui s'intitule « un nouveau combat ». En effet aujourd'hui je suis actuellement une rééducation intensive qui ne me permet pas de disposer comme je veux de  mes journées. Cette dernière a pour but comme je l'espère de me faire retrouver mon autonomie antérieure. Car aujourd'hui mon handicap s'est quelque peu aggravé suite à une varicelle. Cependant je ne serais renoncé à mon rêve d'exercer la profession d'avocat. Pour les personnes qui ont lu mon livre, ces dernières seront très bien quelles sont les questions et les doutes qui peuvent me traverser à l'égard de l'exercice de ce métier. C'est pourquoi à ce jour, et en attendant la fin de mon rétablissement j'ai décidé de postuler pour donner des cours dans plusieurs établissements de soutien scolaire. Lors des différents entretiens j'ai pu me rendre compte à quel point l'humanité avait encore fort à faire sur l'intégration des personnes handicapées. En effet, je me rends un premier entretien la personne qui me reçoit me dévisage comme si j'étais un extraterrestre. Cette dernière sans chercher à savoir quelles était  ou non mes compétences me fait comprendre qu'il va être très compliqué de m'intégrer dans l'organisme. Ceux-ci s'appellent pour moi de la discrimination. Cependant que le lecteur se rassure je trouvais aujourd'hui, un institut qui m'a intégré parmi ses professeurs pour des compétences et non en raison de mon apparence physique.

Cette expérience nous prouve à quel point il a fort à faire sur l'évolution des mentalités en matière d'intégration des handicapés et à quel point toutes les lois que nous pourrons faire ne serviront à rien tant qu'il n'aura pas une prise de conscience de l'opinion publique de la différence. Cependant je remercie l'institut qui m'a accordé sa confiance et j'espère aujourd'hui pouvoir lui prouver qu'il avait raison.

un nouveau combat

 

Chers lecteurs tout d'abord merci à tous pour vos messages de soutien, merci de vos témoignages de solidarité envers la différence. Il est vrai que ces derniers temps je n'ai pas trouvé la force de vous répondre. C'est pourquoi j'ai décidé dans les quelques lignes qui suivent  de vous expliquer ce qui avait bouleversé ma vie et les raisons pour lesquelles, je vous ai pas répondu, en espérant que vous ne m'en voudrez pas. Aujourd'hui chers amis,, je vais mieux, en effet après un an de rééducation je marche avec mes cannes certes uniquement sur des endroits plats. Petit à petit je retrouve mon autonomie et je suis bien décidé à mener le combat jusqu'au bout.

seule la volonté trionmhe

Stéphane Lorenzo, premier nageur handicapé français à traverser la Manche

Info rédaction, publiée le 06 septembre 2010
http://www.zigonet.com
Stéphane Lorenzo, premier nageur handicapé français à traverser la Manche (illustration)
Stéphane Lorenzo, premier nageur handicapé français à traverser la...

Un jeune Français s'est lancé le pari de relier la Manche à la nage malgré un handicap de taille : son absence de fémur gauche.

Après 16 heures de nage non-stop, l'Aixois Stéphane Lorenzo, 37 ans, est parvenu à traverser la Manche en reliant Douvres (en Angleterre) à Calais en France, par une eau à seulement 15C°. Né sans fémur à la jambe gauche, le Français plusieurs fois champion de France de natation handisport et 4e aux championnats d'Europe, s'était il y a quelques temps lancé dans un nouveau défi, celui de pouvoir traverser la Manche à la nage d'une seule traite.

Malgré sa volonté, parcourir les quelques 60km qui séparent les deux pays n'a pas été chose facile, mais l'acharnement et le courage dont le sportif a fait preuve lors de son voyage sont finalement parvenus à le mener au bout de son exploit. "Tout se joue dans la tête, au mental ! J'ai pensé abandonner une ou deux fois, à cause du froid, mal au bras, mais j'ai trouvé la force en moi de continuer et d'aller jusqu'au bout" , a-t-il expliqué à l'Essor savoyard . Sa force, Stéphane Lorenzo l'a aussi tirée de l'amour qu'il porte à sa femme et à ses enfants auxquels le nageur n'a pas cessé de penser tout au long de son périple. 

Parti lundi 02 août vers 2h du matin, Stéphane Lorenzo est finalement arrivé à 18H au Cap Blanc-Nez où l'attendait sa femme Marianne, sa plus fidèle supportrice.