Depuis le 14 septembre dernier, l’association CH(s)OSE et le magazine Faire Face appellent à la signature d’un manifeste pour l’assistance sexuelle des handicapés. Le texte soutient la mise en place du poste d’assistant sexuel, afin d’aider les personnes souffrant de handicap à jouir pleinement d’un droit à la sexualité. La juriste et essayiste Marcela Iacub, auteure de plusieurs ouvrages sur la sexualité et la bioéthique, revient sur cette proposition choc et son rapport à la prostitution.
Dessin publié sur le blog "Faire Face" © Baudry
La prise en compte de la sexualité des personnes handicapées et le droit à la maîtrise de leur corps sont des causes entendues. Mais faut-il aller, selon vous, jusqu’à la création d’assistants sexuels ?
Cette initiative est très importante et je crois qu’elle devrait être appuyée dans l’absolu. Mais il ne faut pas se voiler la face. Elle se heurte à des obstacles insurmontables. Elle est en parfaite contradiction avec la manière dont notre société et nos lois perçoivent la prostitution.
Le manifeste précise qu’il ne s’agit pas de prostitution, mais comment ne pas assimiler l’assistanat sexuel au commerce de la chair lorsqu’il est dit que "l’assistant, homme ou femme, aurait pour rôle de répondre à un besoin d’apprentissage et de découverte de l’intimité, mais aussi de prodiguer, dans le respect, une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle" ? Changer un nom suffit-il à changer une réalité ?
Bien sûr que c’est de la prostitution. En France, on s’apprête à pénaliser le client des personnes prostituées. C’est pourquoi il me semble que tant que les questions plus générales de l’achat des services sexuels et du statut de la prostitution ne seront pas réglées, il n’est pas envisageable de créer des assistants sexuels pour les personnes handicapées. Ceux qui pensent obtenir ces mesures sans lutter dans le même temps pour changer le statut de la prostitution dans notre société se trompent.
La mise en place d’une telle mesure, très largement inspirée des Pays-Bas, ne répond-elle pas aux besoins hédonistes de la société contemporaine où tout se vit sur le mode du plaisir personnel ? Cela ne pose-t-il pas des problèmes d’éthique ?
À mon avis, ce qui pose problème, c’est que beaucoup de gens ne pensent pas à leur plaisir personnel. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir, comme si cette vie était l’enfer d’un autre. Ce qui n’est pas éthique en soi, c’est de manquer de respect à la vie et de ne pas chercher de plaisir.Un jeune Français s'est lancé le pari de relier la Manche à la nage malgré un handicap de taille : son absence de fémur gauche.
Après 16 heures de nage non-stop, l'Aixois Stéphane Lorenzo, 37 ans, est parvenu à traverser la Manche en reliant Douvres (en Angleterre) à Calais en France, par une eau à seulement 15C°. Né sans fémur à la jambe gauche, le Français plusieurs fois champion de France de natation handisport et 4e aux championnats d'Europe, s'était il y a quelques temps lancé dans un nouveau défi, celui de pouvoir traverser la Manche à la nage d'une seule traite.
Malgré sa volonté, parcourir les quelques 60km qui séparent les deux pays n'a pas été chose facile, mais l'acharnement et le courage dont le sportif a fait preuve lors de son voyage sont finalement parvenus à le mener au bout de son exploit. "Tout se joue dans la tête, au mental ! J'ai pensé abandonner une ou deux fois, à cause du froid, mal au bras, mais j'ai trouvé la force en moi de continuer et d'aller jusqu'au bout" , a-t-il expliqué à l'Essor savoyard . Sa force, Stéphane Lorenzo l'a aussi tirée de l'amour qu'il porte à sa femme et à ses enfants auxquels le nageur n'a pas cessé de penser tout au long de son périple.
Parti lundi 02 août vers 2h du matin, Stéphane Lorenzo est finalement arrivé à 18H au Cap Blanc-Nez où l'attendait sa femme Marianne, sa plus fidèle supportrice.
| 30 Aout 2010
Les charmes du voyage en avion sont sans pareil. Dans le meilleur des cas, le voyageur en fauteuil aura juste à arriver longtemps en avance ; puis il subira les sempiternelles questions « Vous voyagez seul ? » et « Vous pouvez marcher ? ». À croire qu’on a tous l’air d’enfants et que le fauteuil roulant est une mode que l’on tente désespérément d’imposer, sans succès. Malgré tous ces petits tracas, le chaisard arrive à embarquer et l’on pourrait croire que les mentalités et l’organisation évoluent.
Pourtant, il arrive que les choses dérapent : Karine, paraplégique de 29 ans, fait l’emplette, sur le site Terminal A, d’un billet pour le Portugal. Karine est une habituée des voyages et elle précise, comme toujours, qu’elle est paraplégique dans les conditions particulières. Elle coche aussi la case « personne en fauteuil roulant ». Karine prend bien entendu le soin d’imprimer sa confirmation de vol pour le 30 décembre, direction Porto.
Le jour du départ arrive et Karine arrive 2 heures avant son vol et se présente au comptoir Easyjet de l’aéroport Charles de Gaulle. Karine présente sa réservation et se voit poser les éternelles questions (voir ci-dessus) auxquelles elle répond : oui, elle voyage seul et non elle ne peut pas marcher. L’hôtesse de comptoir appelle sa responsable. Réinterrogée « oui, je voyage seule, non je ne peux pas marcher » la responsable va chercher sa « supérieure ». Trente minutes d’attente plus tard, la supérieure déboule, repose les mêmes questions ; pour la troisième fois, Karine donne les mêmes réponses. La supérieure l’informe alors qu’en tant que voyageuse handicapée sans tierce personne, Easyjet refusait de l’embarquer pour des raisons de sécurité à bord. Karine ne comprend pas bien ce qu’il se passe, elle avait précisé qu’elle était en fauteuil roulant. Rien à faire, elle n’embarque pas ; pire, à sa question « Voulez-vous dire qu’une personne seule qui veut voyager doit rester chez elle ? » la supérieure répondra par la positive : oui, une personne handicapée ne peut plus voyager seule.
S’en suivront 3 heures de démarches qui finiront en dépôt de plainte : Easyjet ne veut ni reconnaître sa bourde ni même rembourser le billet.
Karine a pu quand même embarquer en début de soirée, mais à Orly. Son embarquement n’a posé aucun problème à Transavia, la compagnie qui l’a prise ne charge. Mieux encore, Karine fait part de sa mésaventure avec Easyjet à la responsable du guichet qui reste bouche bée : aucune compagnie ne peut refuser de l’embarquer.
Karine part enfin en vacances au Portugal…
La mésaventure de Karine est symptomatique du comportement de certaines compagnies low cost. Services minimums, aides humaines inexistantes, règlements farfelus, personnel peu formé, le modèle économique du low cost n’inclue pas le handicap et un passager n’est qu’un siège – si possible inconfortable. Pas d’état d’âme, des résultats. Karine, elle, ne lâche pas l’affaire et a écrit au Président Sarkozy, à Dominique Bussereau, à Rama Yade et à Brice Hortefeux pour leur conter l’histoire. À ce jour, Karine n’a reçu ni excuses, ni dédommagement, ni le remboursement de son billet inutilisé. Easy, qu’ils disaient…
C'est dans une ambiance chaleureuse et conviviale que le club eysinais a fêté, à la salle du Pinsan, l'obtention de son label Sport et Handicap en fin d'année 2008, « Handensemble ». Une discipline définie par une pratique de handball fauteuil pour les personnes à mobilité réduite et aussi par une pratique de handball adaptée aux personnes présentant des déficiences mentales ou intellectuelles.
Le projet a été réalisé avec la mise aux normes par la municipalité de la salle pour l'accueil des personnes handicapées et développé par Raphaël Vallet, éducateur sportif au club d'Eysines qui grâce aux connaissances acquises au cours de stages nationaux, a conduit le club à la labellisation valides/handicapés.
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